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Mairie de LalindeVersion occitaneEnglish Version

 


La Porte de " Bragéra " appelée Porte Romane

 

Lalinde trouve sa frontière naturelle au sud avec la Dordogne. Son territoire se compose au sud de terres de plaine et au nord de coteaux et plateaux dont certains sont le siège de nombreux vestiges préhistoriques.

 

Située sur l'axe routier touristique Bergerac-Sarlat, Lalinde tient sa particularité d'être principalement constituée de quatre bourgs, anciennes paroisses :
- La ville centre Lalinde entre canal et Dordogne, bastide anglaise de rivière
- Au nord Sainte Colombe, village médiéval rural dominé par son église romane dont les fondations datent du XIème siècle et le magnifique château de la fin du XVème siècle 
- A l'Est, Sauveboeuf et ses châteaux dont celui de Larue inscrit aux Monuments Historiques 
- A l'Ouest enfin Port de Couze avec ses industries de tradition papetière, sa citée ouvrière et ses anciens moulins étendoirs.

Aujourd’hui la commune compte 2936 habitants  
(population officielle au 1er janvier 2017)

D'abord village de pêcheurs La Linde est devenue au XIIIème siècle durant la présence anglaise en Aquitaine,
bastide royale. C'est le Prince Edouard, fils aîné d'Henri III Plantagenêt et gouverneur de Guyenne qui décide sa création. Écrit solennel en date du 26 juin 1267 une charte octroie aux futurs résidants terrains pour bâtir leur maison et privilèges et franchises qui leur permettent de s'administrer par l'intermédiaire de Consul élus (1).
Le Sénéchal Jean de Grailly a pour tâche de veiller à l'édification de la bastide achevée en 1290 avec quatre rues à quadrillage régulier autour d'une place carrée. L'église romane déjà existante se situant au Sud-Est à l'emplacement de l'église Saint-Pierre qui fut inaugurée en 1901.

(1) Après que l'Aquitaine au XVème siècle soit redevenue française les rois de France confirment par deux fois cette charte : 1516 - 1614.

Vers 1340 ensuite La Linde longée par l'infranchissable rivière Dordogne et entourée de remparts est devenue un véritable point d'appui militaire qui subira plusieurs sièges durant la guerre de cent ans en 1562 et 1572 lors des guerres de religion. En 1839-1840, fossés et re-fossés de protection sont comblés par des matériaux extraits pour le creusement du canal (1836-1841) et la ville va s'étendre vers le nord et surtout à l'ouest, hors de ses murailles qui disparaissent entre 1792 et 1824. 

Le train est entré en gare en 1877 et le pont sur la Dordogne jeté en 1880. Enfin rappelons que les habitants de la cité qui, au Moyen Age, a été une des premières à être administrée librement, ont toujours, quelle que soit l'époque, combattu pour la liberté. Notamment en 1944 où la Résistance locale a payé un lourd tribut, le 21 juin, jour maudit où des jeunes Lindois ont péri dans le massacre des tragiques évènements de Mouleydier.

De son passé La Linde a notamment gardé :

Sa structure ancienne, un quadrillage régulier des rues autour de la place centrale.
Une base de rempart au-dessus de la rivière. Quelques autres vestiges : 
- le plus vieux est certainement le donjon carré inclus dans les remparts et encore muni de deux tourelles (hôtel-restaurant du château actuel) 
- deux des huit portes de la bastide : à l'Ouest, la porte de "Bragéra" (Bergerac) que l'on appelle, à tort, porte romane ; à droite avant le pont, proche de l'église, la porte "de Marti", murée, mais où l'on imagine très bien qu'en accostant au port, on pouvait pénétrer directement dans la bastide sur la place où se trouvait la Maison des Consuls aujourd'hui mise à la disposition de services du Conseil Général (Centre Médico-Social)

- Au coin de la place centrale, une croix en pierres érigée en 1351, souvenir du Jubilé, sous le pape Clément VI, qui a attiré à Rome plus d'un million de pèlerins
- Rue des Déportés autrefois rue de Sainte-Colombe, face à la place, la Maison du Gouverneur (XIVème siècle) restaurée en 1995 à cause d'un incendie
- Rue Gabriel Péri, jadis rue Sainte-Catherine, plusieurs maisons de la bastide dont une bien restaurée.

Notons aussi que sur le vaste territoire communal existaient deux paroisses autres que celle de Lalinde : Drayaux à l'Est, ayant donnée naissance au village de Sauveboeuf et Sainte-Colombe au Nord où, autour de l'église datant du XIIème siècle inscrite à l'inventaire des monuments historiques, subsiste le hameau portant le même nom.