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Mairie de Saint Avit SénieurEnglish Version

 
       
   

Saint Avit Sénieur, commune du canton de Beaumont en Dordogne, est située sur un cap avancé orienté plein Sud. D’une superficie de 2350 ha elle est essentiellement agricole, très boisée, on y produit du lait, de la viande bovine, des céréales, du tabac et des truffes.
 

     

Saint Avit est occupé sans interruption depuis les temps préhistoriques. A l’âge du fer, l’endroit s’appelle le mont d’Auriac et remplit déjà une fonction sacrée puisque s’y trouvait un temple païen où l’on vénérait, disait-on, 3000 idoles.
Au cours des siècles suivant, le monastère et les habitants du village connurent de lourdes épreuves. Trois saccages :
-1214, par le Sénéchal d’Aquitaine allié au Comte de Toulouse et aux Albigeois,
-1442, par les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans,
-1577, durant les guerres de religions, Annet de Commarque prend traîtreusement la cité, massacre les moines, démolit la tour de l’église et emporte les cloches, il met la Cité hors d’état de se défendre.

Aujourd’hui la commune compte 491 habitants  (population officielle au 1er janvier 2017).


L’église
a été classée au 1er inventaire des monuments historiques en 1862 ; Grâce à cela, l’église a bénéficié de plusieurs campagnes de restaurations.
Le dernière de 1996 à 2000 réalisée par PH. OUDIN, A.C.M.H. a permis la réouverture de l’église qui était fermée depuis 1979.

En 1998 l’abbatiale est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle.



AVITUS (480-570), la légende


Fils de bonne famille né à Lanquais (12 km), il est enrôlé de force dans les armées d’Alaric II, roi Wisigoth, ennemi des chrétiens.
Après la défaite des Goths à Vouillé (17 km à l’ouest de Poitiers) en 507, Clovis, roi des Francs, est vainqueur d’Alaric qui est tué. Avitus, fait prisonnier, est conduit à Paris où il fut vendu à un maître étranger qui le prit en affection et lui ouvrit sa maison.

Après 14 ans de vie chez cet homme, Avitus eut la vision d’un ange porte-parole du Seigneur qui lui déclara : « Avitus, mon bon fidèle serviteur, il te faut désormais être mon témoin, garde toujours confiance en moi ; tu vas te rendre en Périgord. Il est un lieu nommé Ruffiacus, tu y trouveras des temples païens, détruis-les d’un signe de croix, extermine toutes les idoles. C’est à cet endroit que tu demeureras jusqu’à ta mort ».
Sur son chemin, il accomplit la guérison miraculeuse de Benoît, homme sourd et muet et s’attira ainsi les louanges de la population qui voulut le retenir.

Mais l’homme de Dieu reprit son chemin accompagné du miraculé. Jouissant d’une trop grande réputation, il choisit de se retirer dans le monastère de Bonneval. Il devint rapidement un moine parfait, trop parfait, que jalousaient ses frères moines. Il reprit la route du Périgord avec Benoît, revit ses parents à Lanquais.

A la mort de Benoît, il rencontra Secundinus et se mirent ensemble à la recherche d’une grotte idéale pour gîte définitif. Arrivé en un lieu plus propre à entretenir la vie des serpents et des bêtes sauvages que des hommes, Avit tomba à genoux et pria dans l’attente d’un signe de la Providence. La prière achevée, la terre se mit à trembler et détruisit le temple. Ce signe divin annonçait à Avitus l’endroit désigné pour le service de Dieu. Il y vécut 40 ans, accomplissant quelques prodiges.

La présence d’une grande église s’explique par la notoriété du Saint et par le passage des pèlerins pour Saint Jacques de Compostelle.